Innovation 13/09/2013

Un accident de vélo peut avoir de graves conséquences

Avec 14 % de toutes les victimes, les cyclistes constituent, après les occupants de voiture, le deuxième plus grand groupe de victimes sur la route. De plus, malgré tous les efforts consentis en vue d’améliorer la sécurité sur les routes, force est de constater que le nombre de cyclistes blessés n’a pas baissé ces dix dernières années. Si ces statistiques en disent beaucoup sur le risque pour un cycliste d’être impliqué dans un accident de la circulation, elles ne disent rien (ou pas grand-chose) sur l’impact de l’accident pour le cycliste, sur le plan physique et financier. AG Insurance a analysé ses dossiers de sinistre impliquant des cyclistes et en a conclu que cet impact pouvait être lourd.



Il y a deux ans, AG Insurance a lancé une assurance spécifique pour les cyclistes, le Pack Cycliste. Outre l’assistance et les dégâts au vélo et à ses accessoires, cette assurance couvre aussi les dommages corporels consécutifs à un accident de vélo. Il s’agit notamment des frais médicaux et des indemnisations perçues en cas d’invalidité permanente ou de décès.


La plupart des études disponibles sur les accidents de vélo sont doublement limitées. D’abord, elles ne comptent que les accidents enregistrés par la police, ce qui implique que de nombreux « petits » accidents n’en font pas partie. De plus, elles donnent uniquement une vue quantitative du nombre et des circonstances des accidents de vélo, elles ne disent rien ou pas grand-chose sur les conséquences physiques et financières d’un accident. L’analyse des dossiers de sinistre de l’assurance Pack Cycliste offre pour la première fois une vue plus large du phénomène des accidents de vélo et un aperçu qualitatif de leurs conséquences.



Seul ou avec d’autres ?


L’analyse qu’AG Insurance a effectuée sur ses propres dossiers de sinistre montre qu’environ 60 % des accidents se déroulaient sans qu’un tiers soit impliqué. Il s’agit principalement de chutes, parfois causées par des circonstances externes, comme une chaussée glissante, des nids-de-poule, un contact avec un animal…


Dans les 40 % restants, c’est-à-dire les accidents dans lesquels un tiers est impliqué, il s’agit dans 55 % des cas (soit 22 % de la totalité des accidents) d’une collision avec une voiture. Élément marquant : les accidents entre cyclistes représentent tout de même 17 % de tous les accidents.



Faire du vélo est dangereux pour votre santé financière


L’analyse montre aussi que dans plus de 3 accidents sur 4, le vélo était endommagé. Des dégâts matériels qui peuvent très vite être coûteux : en effet, force est de constater que dans 4 accidents avec dégâts matériels sur 10, l’indemnisation versée pour le vélo dépassait 1.000 EUR. Selon AG Insurance, les raisons sont à chercher dans le succès croissant des vélos de course (dont le prix est plus élevé) et des vélos électriques.


Le bilan corporel est, quant à lui, encore plus lourd. Dans plus de 2 accidents sur 3, le cycliste a également subi des blessures, parfois avec d’importantes conséquences. Ainsi, quand il y a dommage corporel, on constate que dans 1 accident sur 7, la victime subit une incapacité de travail de minimum 1 mois. Dans ce type de dossiers, 1 accident sur 4 se solde par une indemnisation d’au moins 1.000 EUR pour les frais médicaux, et ce, après l’intervention de la mutuelle. Concernant les chiffres en cas d’invalidité permanente, il est trop tôt pour tirer des conclusions, selon AG Insurance. En effet, il faut plusieurs années avant que l’invalidité permanente puisse être définitivement fixée. On peut quand même en conclure qu’un grand nombre des accidents ayant entraîné au moins 1 mois d’incapacité de travail ont également provoqué une invalidité permanente.



Qui va endosser les frais ?


On peut naturellement se poser la question : qui va supporter les coûts élevés de ces accidents ?


S’il s’agit d’un accident avec une voiture, le cycliste est assez bien protégé. En effet, il bénéficie du statut d’ « usager faible ». Ce statut implique que l’assureur de la voiture indemnisera toujours le cycliste victime pour ses dommages corporels et ses frais médicaux, même si ce dernier est en tort.


Si l’accident implique un autre cycliste ou un piéton, la situation est plus complexe. La victime qui souhaite se faire rembourser les dommages par le tiers devra en effet prouver que le tiers en question a commis une « faute » qui a provoqué l’accident. Dans ce cas, la RC Familiale de l’autre partie interviendra. Néanmoins, prouver que l’autre partie a commis une faute est loin d’être évident. Une bonne protection juridique, généralement souscrite en complément à l’assurance familiale, peut se révéler très utile pour la victime.


Si la victime a elle-même causé l’accident ou s’il n’y a pas d’autre partie impliquée (des cas qui constituent la grande majorité des accidents de vélo), elle devra elle-même supporter ses frais. Elle pourra éventuellement faire appel à une assurance collective (par exemple celle de l’école ou de l’employeur – en cas d’accident sur le chemin de l’école ou du travail) ou aux assurances qu’elle aura souscrites à titre personnel (assurance hospitalisation, assurance accidents ou Pack Cycliste).