5 raisons d’oser parler de la mort avec ses proches

Parler de la mort. Parler de sa propre mort et des conséquences qu’elle pourrait avoir pour ses proches. Voilà un sujet qu’on n’a pas l’habitude d’aborder dans les réunions de famille le dimanche midi, entre deux verres de vin ou pendant qu’on déguste le dessert que Bonne-Maman a apporté. Tabou pour certains, source d’inquiétude et d’angoisse pour d’autres, ou encore ignorance et envie de se concentrer sur le moment présent… les raisons sont nombreuses pour ne pas en parler. Mais aujourd’hui, on met de côté nos a priori et on vous donne 5 raisons qui prouvent le contraire !

 

1. En parler pour rassurer et protéger ce qu’on a de plus cher : ses proches

Les proches sont souvent ce qu’on a de plus cher au monde. Et pourtant… on assure naturellement notre habitation face aux risques d’incendie ou d’inondation, on contracte une assurance omnium pour notre voiture en cas d’accident ou de sinistre, on protège un coûteux smartphone dernier cri… mais peu de gens assurent les répercussions financières de leur propre décès pour protéger leurs proches. Vous êtes-vous déjà posé la question… « Si je meurs demain, mes proches risquent-il d’en pâtir financièrement ? ». 
Selon une étude récente d’AG, parmi les assurances contractées par les Belges, l’assurance décès arrive seulement en 5e position, seul un Belge sur 10 en a contracté une, alors que 4 sur 10 sont convaincus de son utilité : « Si je meurs demain, je sais que mon fils pourra poursuivre ses études d’ingénieur qu’il vient d’entamer… le capital que je lui laisserai, si ça m’arrive, lui permettra de faire face à tous les frais liés à son kot ou à son minerval. Certains pensent que j’exagère, mais pour moi, il s’agit de pure protection. Et ça me rassure », explique Dominique, qui a récemment contracté une assurance décès chez AG, après en avoir entendu parler au hasard d’une conversation en famille. « Si on n’avait pas ouvert le dialogue à ce sujet, mon mari et moi, jamais nous n’aurions sauté le pas ! ». 
 

2. Ne pas laisser ses proches dans le doute

Parler de sa propre mort permet aussi de ne pas laisser ses proches dans le doute ou dans les questions, le moment fatidique venu. Dans quelle banque avez-vous des comptes ? Où sont les papiers de la maison ? Qui est le notaire ? Avez-vous souscrit une assurance décès ? Et si c’est le cas, cela fait peut-être plusieurs années… Une discussion avec vos proches et avec un conseiller bancaire ou un courtier permettra de savoir si elle correspond toujours bien aux besoins du moment. 
 

3. Dédramatiser et surmonter ses peurs

La mort effraie, mais elle fait partie de la vie. On a naturellement tendance à la mettre à distance et à nier les émotions qui pourraient y être associées. Mais en parler ouvertement permet de lui faire une place dans la vie, au même titre que la naissance ou que le vieillissement. Le but étant de dédramatiser et de s’y préparer. Les aléas de la vie font qu’on doit parfois aborder le sujet, avec un parent malade, avec un enfant qui vient de perdre son papy, avec des frères et sœurs ou avec ses parents, pour préparer une future succession ou une donation. Mettre le sujet sur la table, c’est déjà un fameux pas, même si ce n’est que pour parler de dispositions pratiques. Cela n’enlèvera pas la douleur ou la tristesse au moment venu, mais cela permettra d’avoir été préparé.
 

4. Ouvrir le dialogue sur le don d’organes

Depuis 2006 en Belgique, toute personne peut simplement et gratuitement signifier sa volonté ou son refus d’être donneur d’organes, en remplissant le formulaire d’inscription concernant le don d’organes disponible dans toutes les communes. Et depuis le 1er juillet 2020, cette procédure a même été simplifiée : vous pouvez non seulement le signifier auprès de votre administration communale, mais aussi demander à votre médecin traitant de le faire pour vous, ou l’enregistrer vous-même sur le portail www.masante.belgique.be. Mais en avez-vous déjà concrètement parlé avec vos proches ? Savez-vous, aujourd’hui, quel est le souhait de vos parents ou de votre partenaire ? Prenez le temps d’évoquer le sujet, afin de ne pas être pris au dépourvu le jour où la question pourrait se poser. Quand on peut sauver littéralement des vies, ça vaut bien un petit moment de discussion, non ? Et pourquoi pas, signer ensemble vos volontés respectives via itsme ?
 

5. Baliser le moment de l’adieu

L’organisation de funérailles est souvent un moment pénible et émotionnellement difficile pour les proches. Et si, en en parlant de son vivant, on allégeait au moins quelque peu leurs tracas… : enterrement ou crémation, texte à lire lors de la célébration, musique qu’on aime particulièrement… Parlez-en sans détour à vos proches, ils pourront ainsi faire en sorte de vous préparer une cérémonie qui vous ressemble. En outre, il est également possible de consigner ses souhaits funéraires via une déclaration de dernières volontés auprès de sa commune. Renseignez-vous.

Vous l’aurez compris : parler de la mort n’est pas forcément une discussion agréable, mais nécessaire. Qui peut lever bien des doutes et éviter des soucis. Quand vous vous mariez, vous allez chez le notaire pour régler des détails pratiques aussi, comme un potentiel… divorce. Pas ce qu’on souhaite sur le moment, évidemment, mais on le fait et on s’y prépare en se protégeant et en protégeant ses proches. Osez aborder le sujet de la mort !